Dans nos centres, nous n’avons pas attendu le Décret N°2002-1563 du 24 décembre 2002
1 pour participer activement à la préservation de l’environnement. Dans le cadre de notre démarche éco-citoyenne, nous trions rigoureusement les déchets provenant des interventions effectuées par nos techniciens, en atelier ou chez nos clients, et les remettons à des organismes agréés qui les traitent de manière à minimiser leur impact sur notre planète.
Nous avons mis en place, dans chacun de nos centres, un système de traçabilité des déchets permettant de les suivre depuis leur enlèvement jusqu’à leur destruction ou leur recyclage.
Soucieux de l’avenir de notre Terre, nous déployons tous les moyens possibles pour optimiser le traitement et la valorisation de nos déchets.
Pneumatiques
De grands manufacturiers2, conscients du risque écologique que représentent les déchets pneumatiques, se sont regroupés, en 2003, pour créer la société Aliapur. L'objectif de cette entreprise est de neutraliser totalement ce risque, tout en créant une économie industrielle équilibrée (efficacité environnementale et économique).
En pratique, Aliapur collecte, trie, prépare et effectue la valorisation (énergétique ou matière) des pneumatiques usagés par le biais de 26 valorisateurs industriels (aciéries, cimenteries, granulateurs, travaux publics, etc…)3.
Nos centres regroupent donc leurs pneumatiques en fin de vie dans des bennes prévues à cet effet, qui sont ensuite vidées par Aliapur et/ou par un valorisateur local avec qui nous travaillons depuis de nombreuses années (la société Gomeco située au Muy, dans le Var).
Quelques exemples de valorisations de déchets pneumatiques :

Gazons synthétiques (stades de football ou de rugby) ;

Combustible de substitution dans les cimenteries et les chaufferies urbaines (lorsqu'elles sont équipées pour le traitement et le contrôle des fumées) ;

Aires de jeux amortissantes pour enfants ;

Bassins de rétention d'eaux pluviales ;

Murs anti-avalanches ou anti-chutes de pierres ;

Sous-couche de route ;

Bitumes (incorporation aux revêtements routiers) ;

Aciéries ;

Réhabilitation de carrières (technique très encadrée) ;

Tapis ferroviaires ;

Drains ;

Objets moulés (roulettes de chariots de supermarché, par exemple).
Batteries
Les batteries, auto et moto, sont constituées d'éléments nocifs : 60% de plomb, 20% d'acide, 20% de polypropylène. Lorsqu'elles sont usagées, il est donc impératif de les collecter sélectivement pour éviter tout risque de libération du plomb et de l'acide par émission atmosphérique ou par lixiviation dans les eaux souterraines (pollution de l'air, des sols et des eaux).
Prenons l'exemple du plomb ; lorsqu'il est absorbé par des organismes vivants, il s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire pour, enfin, atteindre l'Homme. Dans le corps humain, il peut affecter le système nerveux, les reins et le sang, parfois de manière irréversible.
Pour éviter cette contamination, nos centres sont équipés de bacs spécialement conçus pour stocker les batteries usagées dans des conditions de sécurité optimales, à l'abri de la lumière et des intempéries.
Lorsque ce container est plein, un organisme agréé l'enlève et le transporte jusqu'à un site de traitement spécialisé, afin que les batteries y soient détruites ou valorisées écologiquement.
Dans nos centres, nous récupérons toutes les batteries en fin de vie, même si elles n'ont pas été achetées dans notre réseau.
Quelques exemples de valorisation des déchets issus de batteries usagées :

Réutilisation du plomb dans de nouvelles batteries ;

Récupération du polypropylène pour la fabrication de pièces automobiles ;

Fabrication de produits détergents (à partir du sulfate de sodium anhydre) ;

Exploitation du sulfate de sodium anhydre dans les verreries.
Huile
Tout comme les batteries, les huiles usagées sont classées parmi les déchets dangereux. Elles contiennent en effet de nombreuses substances polluantes dont la présence est due à la dégradation des constituants d'origine des lubrifiants, mais aussi au contact des huiles avec le carburant et les gaz d'échappement : suies, résines, métaux lourds, acides organiques provenant de l'oxydation partielle de l'huile, chlore provenant de certains additifs de lubrification, composés aromatiques (des hydrocarbures polycycliques aromatiques, ou HAP, entre autres), phénols et phtalates.
De plus, elles sont peu biodégradables et ont une densité plus faible que l'eau ; ainsi, 1 litre d'huile de vidange peut couvrir une importante surface d'eau et réduire considérablement, voire rendre impossible, l'oxygénation de la faune et de la flore du milieu infecté
4. Les conséquences d'un rejet direct de l'huile usagée dans le milieu naturel sont donc évidentes.
La bonne gestion de ces déchets répond donc à deux problématiques : préserver l'environnement et la santé, d'une part, économiser les matières premières et l'énergie, d'autre part.
Par ailleurs, bien que son pouvoir calorifique puisse être estimé à environ 90% du fuel lourd, et fasse donc de l'huile un combustible intéressant, l'impact lié à sa combustion dans de mauvaises conditions peut également être important :

la teneur en composés aromatiques peut entraîner, pour des températures de combustion trop faibles, la formation d'hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) dont le pouvoir cancérigène a été démontré ;

la présence de chlore peut entraîner la formation de gaz chlorhydrique acide qui sera dégagé en totalité dans l'atmosphère s'il n'y a pas de neutralisation des fumées. Par ailleurs, le chlore est susceptible de former, avec les composés aromatiques, une multitude de composés parmi lesquels des PCB et des dioxines (surtout en présence de phénols).
La décomposition des phtalates à trop basse température conduit à la formation d'anhydride phtalique et d'HAP (éléments toxiques et mutagènes).
Dans nos centres, nous récupérons nos huiles de vidange dans des bacs spéciaux où nous collectons également les huiles usagées issues de vidanges effectuées « à domicile » ; ces bacs sont ensuite ramassés et traités par des organismes agréés.
La vente d'huile en bidons génère également des déchets polluant qui sont stockés dans de grands sacs étanches avant de rejoindre les usines de traitement.
Les deux modes de valorisation de l'huile utilisés en France :

La régénération, pour la production d'huiles de base destinées à la formulation de lubrifiants ;

L'incinération en cimenterie ou en centre spécialisé (valorisation énergétique).
Ferraille usagée
Le remplacement et la réparation de pièces hors d'usage (pots d'échappements, amortisseurs, disques et plaquettes de frein, etc…) engendre une importante production de déchets communément appelés « ferraille ».
Cette ferraille, stockée dans des containers dédiés, est ensuite collectée par des organismes agréés, et transférée vers un « chantier ferrailles », où elle subit tri, cisaillage, découpe au chalumeau, presse, puis est divisée en lots.
Enfin, ces lots sont confiés à des valorisateurs industriels, sidérurgistes ou broyeurs, qui les transforment de manière à obtenir une nouvelle « matière première » qui servira essentiellement à la production d'acier.
Quelques exemples d'utilisation de l'acier produit à partir de la ferraille valorisée :

Fonderies, filières fonte-industrie de transformation de l'acier ;

Sidérurgie filière « électrique » (principale utilisatrice de ferraille) ;

Industrie automobile ;

Filages et laminages (fenêtres, façades d'immeubles, emballages) ;

Exutoires étrangers, vente à l'étranger (Europe et Asie).
1 Ce décret concerne l’élimination des pneumatiques usagés.
2 Bridgestone, Continental, Dunlop, Goodyear, Kleber, Michelin et Pirelli.
3 Pour en savoir plus, consultez le site
www.aliapur.fr
4 Données de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)